Changement climatique : quels sont risques pour la santé ?

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La pollution augmente avec la chaleur et l'absence de vent, entraînant des conséquences néfastes sur la santé.
La pollution augmente avec la chaleur et l'absence de vent, entraînant des conséquences néfastes sur la santé.
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© iStock, uschools

Augmentation de la température sur Terre, catastrophes naturelles, air pollué, sécheresse... Les conséquences du réchauffement climatique ont un impact direct sur la santé humaine, alerte l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Petit tour d'horizon des risques sanitaires liés au changement climatique.

Changement climatique : de quoi parle-t-on ?

Le changement climatique se caractérise par un ensemble de variations des caractéristiques climatiques telles que l'augmentation de la température ou encore l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des catastrophes naturelles (cyclones, inondations, tempêtes, sécheresses...). Il s'accélère depuis quelques années à cause des activités humaines (utilisation de combustibles fossiles, élevage de bétail...) qui libèrent de grandes quantités de gaz à effet de serre.

En France métropolitaine, le changement climatique se traduit par :

• Une hausse des températures moyennes. Depuis 1900, nous avons gagné 1,4°C, avec une accélération du réchauffement climatique depuis les années 1980.

• Une hausse des pluies dans la moitié nord et une baisse des pluies dans la moitié sud.

• Une augmentation du nombre de journées chaudes (température supérieure à 25°C) et une baisse du nombre de jours de gel.

• Des épisodes caniculaires plus fréquents et plus intenses.

• Une intensification des pluies extrêmes dans les régions méditerranéennes françaises.

• Une diminution de la durée de la période d'enneigement en montagne.

• Une accentuation de l'évaporation d'eau contenue dans les sols entraînant des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses.

Un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires et respiratoires

La chaleur met à mal l'organisme et augmente le risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires, notamment chez les personnes âgées. Les maladies cardiovasculaires sont aussi favorisées par la teneur de l'air en ozone et d'autres polluants, deux paramètres qui augmentent également quand il fait chaud. À cela s'ajoutent les crises d'asthme déclenchées par les concentrations en pollen et autres aéroallergènes, plus élevées en cas de chaleur extrême. Or, l'asthme est une maladie qui touche 300 millions de personnes dans le monde.

Pour rappel, la canicule qui avait frappé l'Europe durant l'été 2003 avait tué plus de 70 000 personnes, dont 15 000 en France. Paradoxalement, ce sont les régions les plus pauvres dans le monde, celles qui ont le moins contribué au réchauffement climatique, qui sont les plus exposées aux maladies causées par la hausse des températures.

Des catastrophesnaturelles plus meurtrières

Le nombre de catastrophes naturelles liées aux variations climatiques a été multiplié par 3 depuis les années 1960. Ces catastrophes sont à l'origine de plus de 60 000 décès chaque année. Les populations menacées par l'élévation du niveau des mers et donc les inondations devront quitter leur logement dans un avenir proche, augmentant le risque de maladies transmissibles et de troubles de la santé mentale.

Des sécheresses à l'origine de malnutrition et de dénutrition

La diminution des précipitations dans certaines régions du monde favorise les périodes de sécheresse. La principale conséquence est la baisse de la production vivrière dans des régions souvent démunies dans lesquelles les populations souffrent de malnutrition et de dénutrition (qui provoquent 3,1 millions de décès par an).

Plus de maladies liées à une eau contaminée ou à des insectes

En modifiant la quantité et la qualité de l'eau, le changement climatique augmente le risque de transmission de maladies hydriques, c'est-à-dire déclenchées par une eau contaminée. Très sensibles aux conditions météorologiques, certains insectes vecteurs de maladies (comme les moustiques du genre Aedes) vont, par ailleurs, se multiplier et migrer vers des zones géographiques nouvelles. Plusieurs études estiment que d'ici 2080, 2 milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue. Enfin, le réchauffement climatique pourrait également jouer un rôle dans la diffusion de nouvelles épidémies.

Selon l'OMS, le changement climatique est responsable d'au moins 150 000 décès par an, un chiffre qui devrait doubler d'ici 2030.

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