Cancer du sein : tout savoir sur les prothèses mammaires avant la reconstruction

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Durant le suivi médical, le chirurgien reconstructeur est dans l'obligation d'expliciter certains points.
Durant le suivi médical, le chirurgien reconstructeur est dans l'obligation d'expliciter certains points.
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© Adobe Stock, LStockStudio

Après une mastectomie se pose la question de la reconstruction mammaire, laissée au choix de la patiente. Si certaines femmes n'en ressentent pas le besoin, d'autres saisissent l'opportunité. Pour aider à prendre une décision, voici ce qu'il faut savoir sur les prothèses.

Comment ça se présente ?

Les femmes ayant subi une ablation chirurgicale du sein ont la possibilité de se faire poser des prothèses mammaires internes, autrement appelées implants car installées sous la glande mammaire ou sous les muscles du thorax. Ces enveloppements remplis de gel de silicone, ou de sérum physiologique, permettent de retrouver sa silhouette d'autrefois et un certain équilibre statique qui évitent les mauvaises postures. Ils sont introduits par les cicatrices laissées par la mastectomie, soit une par sein. Hormis la réaffirmation de sa féminité et la reprise de volume à cet endroit, cette pose a également l'avantage de ne pas laisser de cicatrice supplémentaire sur le corps. Cette proposition est faite à chacune après la cicatrisation (période de deux mois) et la fin de la radiothérapie. Pour patienter avant de pouvoir obtenir les définitives, des prothèses externes transitoires en mousse ou silicone seront suggérées, à glisser dans son soutien-gorge dès le retrait du pansement.

Y-a-t-il des inconvénients ?

Pour reproduire la forme naturelle de la poitrine, une intervention chirurgicale est nécessaire qui, comme toutes les autres, expose la patiente à certains possibles soucis. Ainsi, le site du ministère de la santé explique dans sa brochure officielle : "Il existe des risques liés à l'anesthésie générale et au geste chirurgical. Des complications liées à la prothèse peuvent survenir, comme la rupture de la prothèse, la formation d'une coque réactionnelle autour de la prothèse et, dans des cas rares, un cancer du système lymphatique (Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules associé à l'implant mammaire, dit LAGC-AIM)." Après l'opération, qui nécessite une hospitalisation de un à cinq jours selon les cas, des hématomes ou une infection peuvent être constatés. Durant le suivi médical, le chirurgien reconstructeur est dans l'obligation d'expliciter ces points pour les rendre clairs auprès de la personne implantée.

Un problème de taille peut être remarqué, rendant nécessaire le changement de prothèse comme le détaille E-Cancer, le site de l'Institut National du Cancer : "Lorsque les seins sont volumineux, une chirurgie de l'autre sein est parfois nécessaire afin d'équilibrer leur apparence." Enfin, l'implant a une durée de vie limitée. Après altération, il doit être changé.

Quel coût et combien de temps d'incapacité de travail ?

Bonne nouvelle, la reconstruction mammaire est prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie. Quant aux dépassements d'honoraires, ils restent à la charge de la patiente et doivent lui être signalés au préalable dans un devis détaillé. À l'issue, une carte d'implant est remise, notant l'identification de la prothèse et à conserver précieusement. Le document du gouvernement dédié à cette opération ajoute : "Il convient d'envisager une convalescence avec interruption d'activité d'une durée de 5 à 10 jours. Vous pourrez bénéficier d'indemnités journalières sous réserve de remplir les conditions d'ouverture de droits."

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