Cancer de l'anus : 5 choses à savoir

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Le cancer de l'anus se guérit bien s'il est diagnostiqué rapidement.
Le cancer de l'anus se guérit bien s'il est diagnostiqué rapidement.
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© Adobe Stock, missty

Le cancer de l'anus, à ne pas confondre avec le cancer du rectum, se développe dans le canal anal ou au niveau de la marge anale. Peu fréquent et tabou en raison de sa localisation, il est en progression en France depuis 30 ans. C'est pourquoi il est important de sensibiliser la population sur les facteurs de risque, les symptômes qui doivent alerter ou encore la manière de réagir. Alors que la journée mondiale contre le cancer aura lieu le 4 février, focus sur cette maladie sous-médiatisée.

Un cancer en augmentation dans les pays occidentaux

En France, chaque année, environ 1000 personnes sont touchées par le cancer de l'anus. Si la maladie reste donc peu courante, son incidence "a été multipliée par au moins trois dans la plupart des pays occidentaux", comme le soulignaient des proctologues dans une tribune publiée en mai 2018, dans Le Monde. Autrefois, ce type de cancer "ne concernait que les femmes âgées", indiquaient les professionnels. Mais il se développe désormais chez les plus jeunes, y compris les hommes.

L'importance de la vaccination contre le papillomavirus

Le cancer de l'anus se développe dans 9 cas sur 10 après une infection due au papillomavirus humain (HPV), surtout aux souches de types 16 et 18. C'est pourquoi les proctologues, tout comme la Haute Autorité de Santé, recommandent la vaccination au HPV pour tous les jeunes, et pas seulement aux jeunes filles pour lutter contre le cancer du col de l'utérus.

Ces autres facteurs de risques

D'autres facteurs augmentent les risques de développer un cancer de l'anus : le tabagisme, des antécédents de lésions précancéreuses ou de cancers au niveau de l'utérus, de la verge ou de la vulve, une immunodépression... Selon les estimations, les hommes atteints du VIH "voient leur risque multiplié par dix, voire trente", indiquaient les proctologues dans Le Monde.

Des symptômes à ne pas sous-estimer

Les symptômes du cancer anal ressemblent beaucoup à ceux observés pour des troubles bénins comme des poussées d'hémorroïdes. C'est pourquoi il vaut mieux consulter un professionnel dès l'apparition de signes inhabituels. Parmi ces signes figurent des saignements, un inconfort dans la région anale, des démangeaisons, un écoulement anormal, l'apparition d'une masse ou de ganglions près de l'anus, ou encore un bouleversement du transit (diarrhée, constipation...). Vous avez honte d'aller voir un proctologue ? Rappelez-vous qu'il a choisi sa spécialité en toute connaissance de cause.

Des chances de survie importantes... mais dans quelles conditions ?

Entre 70% et 80% des patients atteints d'un cancer de l'anus y survivent. Un pronostic considéré comme bon comparé à d'autres types de cancer. Néanmoins, les conséquences d'une telle maladie peuvent être vraiment handicapantes. La radiothérapie et la chimiothérapie, qui permettent d'ôter la tumeur dans 70 à 80% des cas, laissent parfois des brûlures et une rigidité irréversibles. Et pour ceux chez qui la tumeur subsiste, une amputation abdomino-périnéale (AAP) doit être pratiquée. D'où l'importance de consulter le plus tôt possible.

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