3 conséquences des nuisances sonores sur l'organisme

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En plus des problèmes auditifs, les nuisances sonores entraînent du stress et de la fatigue.
En plus des problèmes auditifs, les nuisances sonores entraînent du stress et de la fatigue.
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© iStock, SIphotography

D'après une enquête de l'IFOP parue en 2018, 59% des actifs ressentent une gêne à cause du bruit sur leur lieu de travail. À cela s'ajoutent les nuisances subies à domicile ainsi que les expositions sonores volontaires qui émanent des loisirs, comme l'écoute de musique. Le cumul de toutes ces sources peut avoir un impact considérable sur votre santé. Voici 3 conséquences du bruit sur l'organisme.

Des atteintes auditives

Évidemment, les premiers organes touchés par les nuisances sonores sont les oreilles, à différents niveaux de gravité. Après une exposition à un bruit intense, il est possible de souffrir de sifflements d'oreilles, d'acouphènes ou d'une diminution de la capacité à percevoir les sons (l'acuité auditive). Si ces effets sont temporaires, un son très court et très violent comme celui d'une explosion peut perforer le tympan et entraîner une surdité partielle irréversible. On parle alors de traumatisme sonore aigu. Une exposition prolongée à des bruits intenses peut également conduire progressivement à une surdité partielle ou totale. Attention, si nos oreilles peuvent tolérer sans dommage des sons impulsifs et intenses (environ 130 décibels), une exposition prolongée à un niveau dépassant les 90 décibels peut endommager l'audition. Ce n'est donc pas tant le volume sonore qui importe que la durée du son.

Une hypertension artérielle

Au-delà de leurs effets sur l'audition, les nuisances sonores qui durent ou sont répétitives peuvent affecter l'ensemble de l'organisme à cause du stress et de la fatigue qu'elles engendrent. Et qui dit stress et fatigue dit aussi augmentation des difficultés d'apprentissage, de la fréquence cardiaque, du rythme respiratoire, des risques d'infarctus ou encore de la tension artérielle. En 2018, une étude française avait ainsi montré que les personnes vivants à proximité des aéroports de Roissy, Toulouse et Lyon avaient davantage de risques d'hypertension artérielle que les autres, surtout lorsqu'elles étaient exposées au bruit la nuit. "L'exposition au bruit pendant la nuit modifie la structure du sommeil et provoque une augmentation de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque, des niveaux des hormones de stress et du stress oxydatif (agressions contre les cellules par des dérivés de l'oxygène, ndlr)", ce qui peut se traduire par de l'hypertension.

Une diminution des défenses immunitaires

Enfin, comme toute source de stress non maîtrisée, le bruit peut fragiliser les capacités de défense de l'organisme. Lorsqu'il se sent agressé, le corps libère par les glandes surrénales du cortisol, une hormone ayant un puissant rôle anti-inflammatoire. En 2012, une étude de l'université de Pittsburgh avait montré que les personnes stressées possédaient un taux plus élevé de cortisol que les autres. Néanmoins, leur système immunitaire finissait par résister à l'action de ces hormones. En d'autres termes, il deviendrait sourd à leur message anti-inflammatoire et serait donc moins apte à protéger l'organisme des virus et des bactéries.

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