Je suis toujours dans le déni : que faire ?

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Être dans le déni, c'est refuser de l'aide et se refermer sur soi-même.
Être dans le déni, c'est refuser de l'aide et se refermer sur soi-même.
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© BestImage, kei907

Rupture amoureuse, deuil, licenciement... voilà autant de situations douloureuses ou traumatisantes qui peuvent pousser certaines personnes vers le déni. Un comportement assez courant, qui permet de ne pas voir la réalité pour se "protéger". Mais comment faire pour s'en sortir ? Voici ce qu'il faut comprendre sur le déni.

Qu'est-ce que le déni ?

Avant de vouloir sorti du déni, il faut comprendre quel est ce problème qui ressort du psychisme. Le déni, appelé aussi diogène, a été théorisé par Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse. Ce dernier l'a présenté comme un mécanisme inconscient de défense et de conservation, visant à nier une partie de la réalité. Le déni, c'est donc éviter d'affronter le problème et refuser sa condition. Or, refuser de voir les choses en face peut petit à petit engendrer de fortes émotions que la conscience ne parvient pas à interpréter. C'est le cas pour l'annonce d'une maladie grave ou le décès soudain d'un proche... La personne va se retrouver dans un état de stress, de danger et ainsi se réfugier dans le déni pour refuser la perception de la réalité et rejeter la douleur.

Bien évidemment, le déni peut aussi survenir après d'autres traumatismes que ceux énoncés précédemment comme l'alcoolisme, la maltraitance, la séparation...

Comment savoir si je suis dans le déni ?

Une personne qui est dans le déni refuse toute aide. Elle a tendance à se braquer et à être sur la défensive. Elle ne demande rien à personne, alors qu'elle aurait besoin d'être entourée. Cette personne pense qu'avec le temps les choses vont s'arranger d'elles-mêmes et qu'il n'y a pas de problème. Elle vit de manière recluse et évite tout contact pour ne pas être sermonnée. Elle peut s'abandonner complètement en se laissant aller au niveau de l'hygiène ou au contraire être excessivement propre, pour se débarrasser inconsciemment de la douleur.

Au fil du temps, le déni peut devenir dangereux et amener à de plus grandes souffrances. Le déni déforme la réalité, entraîne de mauvais jugement sur soi et empêche de voir et de comprendre les implications et les conséquences d'un tel comportement jusqu'à ce que parfois il soit trop tard. Les personnes qui en souffrent vont tenter de rationaliser, de minimiser, de se justifier, d'expliquer ou encore de changer de sujet.

Le déni : est-ce que je peux m'en sortir ?

Bien évidemment on peut "guérir" du déni, mais cela prend du temps. Tout d'abord, il est important d'être aux côtés de personnes avec qui on se sent en confiance ; des proches qui sont prêts et capables de tout entendre et surtout de ne pas juger. Ceux-ci devront vous confronter avec honnêteté et délicatesse à vos problèmes et réussir à vous faire parler au moment ou vous vous en sentirez capable, sans forcer les choses, en y allant étape par étape.

Les personnes autour de vous devront comprendre que vous ne faites pas exprès et que vous n'avez pas vraiment conscience de vos agissements. Ces attentions devraient petit à petit vous aider à accepter les faits, pour vous ouvrir de plus en plus. Si avec l'aide de votre entourage vous n'arrivez pas à remonter la pente, vous pouvez faire appel à d'autres méthodes, comme parler à un psychologue ou vous tourner vers la médecine douce comme l'hypnose et la sophrologie, qui pourront vous apporter des réponses et un apaisement. N'oubliez pas non plus de faire des exercices de respiration, de la méditation ou du yoga pour vous débarrasser de toutes vos angoisses.

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