Dépression estivale : quand l'été donne le cafard

Chargement en cours
La dépression estivale est très méconnue et ne touche que 1% de la population.
La dépression estivale est très méconnue et ne touche que 1% de la population.
1/2
© Adobe Stock, kieferpix

Si la dépression hivernale est un mal bien connu, la dépression estivale est, elle, étrangère à beaucoup de monde. Pourtant, il existe bel et bien des personnes qui ne supportent pas l'été, sa chaleur et son soleil. Si ce trouble est avéré, il est encore bien mystérieux aux yeux du monde et même de la médecine, qui n'est pas encore en mesure de proposer un traitement complet.

Perte d'appétit, agitation inhabituelle, tristesse... les symptômes sont nombreux et variés mais peuvent être assimilés à bien d'autres maux. C'est en cela que la dépression estivale est assez compliquée à déceler. Tout de suite, zoom sur ce mal qui donne le cafard.

Dépression estivale : késako ?

Comme on peut le deviner par son appellation, la dépression estivale est un mal saisonnier (qui rentre dans la catégorie des TAS : Troubles Affectifs Saisonniers). À l'inverse de la plupart des gens, ceux qui souffrent de ce trouble voit l'arrivée du soleil et de la chaleur comme une véritable source d'angoisse. Selon certaines études, la dépression hivernale toucherait près de 5% de la population française, tandis que seulement 1% serait atteinte de dépression estivale. Pour cette petite poignée de personnes, l'été n'a rien de joyeux. Exit les journées à la plage, les vêtements colorés, les barbecues tardifs, les salades de fruits frais et les balades au bord de la mer... l'été a le don d'agacer et d'appauvrir la qualité du sommeil. Mais pourquoi ? Et bien il semblerait que ces personnes, au lieu de souffrir d'un manque de lumière comme en hiver, souffrent d'un surplus de lumière ! Oui, oui, c'est possible. Boosté à outrance, le taux de mélatonine explose et dérègle l'horloge interne des personnes les plus sensibles. Mais au-delà de ça, admettons tout de même que la chaleur et les moustiques ont tendance à agacer et à perturber l'endormissement...

Quels sont ses symptômes ?

Les symptômes de la dépression estivale sont nombreux et peuvent être facilement confondus avec ceux d'autres maladies. L'irritabilité, la perte d'appétit et la baisse de la qualité du sommeil sont parmi les symptômes les plus courants. Mais ce n'est pas tout : certaines personnes vont jusqu'à perdre du poids dès l'arrivée de la mi-printemps ! Pour d'autres, une agitation constante se fait ressentir et perturbe quotidiennement la vie personnelle et professionnelle. De même, une sensation de tristesse perpétuelle peut prédominer et une baisse d'intérêt et de motivation pour les passions habituelles viennent assombrir le quotidien. Dans les cas les plus extrêmes - surtout lors des jours de canicule - certaines personnes peuvent même ressentir de fortes envies suicidaires... C'est le cas de celles qui sont déjà atteintes de bipolarité ou de dépression classique.

Comment la surmonter ?

La dépression estivale étant un trouble très méconnu, y compris par le corps médical, il n'existe pas de traitement vraiment efficace et avéré. Si la dépression hivernale peut être surmontée grâce à la luminothérapie, sa version estivale ne dispose pas d'une telle parade. Seules quelques astuces quotidiennes peuvent donc permettre d'apaiser les symptômes, à l'image de douches fraîches régulières, de l'utilisation d'un ventilateur (ou de la climatisation), d'une bonne hydratation ou bien de la prise - à petites doses - de mélatonine. Si tout cela ne convient cependant pas et que vous allez jusqu'à ressentir des idées noires, n'hésitez pas à consulter votre médecin, qui devra, uniquement s'il juge votre cas extrême, vous prescrire des antidépresseurs. Pensez également à consulter un psychothérapeute pour tenter de déceler les sources de ce mal.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.