Apopathophobie : quelle est cette peur d'aller aux toilettes ?

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Les apopathophobes ont souvent vécu des expériences traumatiques pendant l'enfance.
Les apopathophobes ont souvent vécu des expériences traumatiques pendant l'enfance.
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© Adobe Stock, Oksana Kuzmina

Connaissez-vous l'apopathophobie, généralement définie comme la peur de déféquer ? Afin que vous ayez réellement toutes les données, penchons-nous plus attentivement sur cette question. Complexe, cette phobie répandue peut en fait prendre plusieurs formes...

L'apopathophobie, quézaco ?

Les personnes qui souffrent d'apopathophobie redoutent d'aller à la selle ou craignent même d'en avoir envie. Naturellement, cet état mental génère donc des troubles intestinaux. De surcroît, cette peur peut plus globalement toucher à tout ce qui est lié aux excréments. Ainsi, les personnes atteintes ont non seulement peur de déféquer, mais aussi de la diarrhée - dans la lignée de la laxophobie - et des selles voire de ce qui peut y ressembler - de pair avec la scatophobie - dans les cas les plus avancés. Ainsi, des crises de panique peuvent survenir dans le quotidien, engendrant des vertiges, du stress ou des maux de tête. Mais quelles sont donc les causes de ce mal ?

L'enfance joue un rôle clé

L'apopathophobie est souvent développée à partir d'expériences traumatiques issues de l'enfance. D'ailleurs, cette phobie touche dès le plus jeune âge les petits, particulièrement lorsqu'ils deviennent propres. Si le processus est mal vécu par les boutchoux, les blessures mentales se révèlent pérennes. En effet, les enfants qui ont été obligés à être propres par le biais de punitions, d'une autorité exacerbée ou de discours stressants sont tristement les parfaits candidats pour devenir apopatophobes.

Les différentes formes

Les personnes touchées par l'apopathrophobie le sont à des niveaux différents. Certaines ont seulement peur de déféquer dans des toilettes extérieures au domicile, d'autres redoutent d'aller à la selle à proximité d'individus, d'autres ont peur des odeurs, d'autres craignent de ne pas pouvoir se retenir, ou - plus communément dans le cas des enfants - de "perdre" quelque chose... Les configurations sont nombreuses. Cependant, elles provoquent toutes des schémas comportementaux propres aux apopatophobes.

Les comportements associés

Outre les crises de panique dans les cas avancés, plusieurs réflexes touchent effectivement les apopatophobes en grand nombre. S'assurer de l'accessibilité à des toilettes, retenir ses gaz intestinaux, prendre des médicaments antidiarrhéiques, disposer de vêtements de rechange, stagner sur la selle pour "se vider" avant de quitter son domicile... sont autant de mécanismes contractés par les apopatophobes. Par chance, il existe des solutions pour panser cette phobie.

Les traitements proposés

Évidemment, c'est la psychothérapie qui est avant tout proposée pour soigner l'apopathrophobie. Lors du traitement, cibler la cause du mal s'érige tel un dessein capital. L'objectif tend à dénouer ce qui a initié la peur et évacuer les blocages en cause. Outre la psychothérapie, il existe d'autres alternatives louées telles que le yoga. Les solutions sont multiples, bien qu'un véritable travail soit requit pour s'en sortir.

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