Galette des rois : histoire d'une fête ancestrale

Galette des rois : histoire d'une fête ancestrale

Chaque année, le 6 janvier est le rendez-vous des gourmands. Quelques jours après les fêtes de fin d'année, c'est le jour de l'Épiphanie, où l'on déguste la traditionnelle galette des rois. Une habitude qui ne date pas d'hier, puisque les origines de cette célébration remonte... À l'antiquité.

C'est l'un des grands rendez-vous gourmands qui marquent le début de l'année. Tout le mois de janvier, mais plus précisément le 6 du mois, les Français dégustent une galette des rois. Cette tarte confectionnée avec de la pâte feuilletée et de la frangipane - même s'il existe de nombreuses variantes de la galette des rois, et même une version briochée - à la réputation d'avoir une origine religieuse. Et pourtant, ce n'est pas vraiment le cas.

Retour dans l'antiquité

En réalité, l'origine de la galette des rois se trouve dans les Saturnales, fêtes romaines consacrées au dieu Saturne qui se déroulaient entre la fin du mois de décembre et le début du mois de janvier. À cette occasion, les Romains désignaient un esclave comme le "roi d'un jour", afin de lutter contre la malchance. Au cours d'un banquet, chaque grande famille de Romains cachait une fève dans un gâteau, et celui ou celle qui la trouvait était surnommé le "saturnalicius princeps", soit prince des Saturnales et prince du désordre, selon les traductions. L'esclave qui avait la chance de trouver la fève gagnait le droit d'exaucer tous ses désirs pour la journée, y compris celui de donner des ordres à son maître.

C'est d'ailleurs à cette époque que la tradition de placer un enfant sous la table pour désigner la répartition des parts viendrait. À l'époque, la coutume voulait que la plus jeune des personnes assistant au banquet s'y installe pour distribuer aléatoirement les parts de galette. Une tradition toujours présente aujourd'hui.

La galette des rois est également associée à une célébration religieuse, puisqu'elle a été assimilée à la chrétienté, comme de nombreuses traditions païennes, à commencer par Noël. L'Épiphanie est associée à la célébration des rois mages, et célèbre, selon l'évangile, la "manifestation publique du fils de Dieu incarné". Pour des raisons de laïcité, si la galette des rois est consommée dans le cadre de l'école publique ou dans un bâtiment associé au gouvernement, les couronnes ne doivent pas porter la mention "Épiphanie".

Frangipane ou pas ?

S'il existe aujourd'hui des dizaines de recettes toutes plus originales les unes que les autres, la galette la plus consommée reste celle réalisée à partir de frangipane classique, à base de poudre d'amande. Toutefois, dans le sud de la France, la brioche des rois ou le gâteau des rois, un dessert parfumé à la fleur d'oranger, sont également très populaires.

Quant à la fève qui permet de désigner qui sera le roi ou la reine de la journée, cette dernière a longtemps été une véritable fève. Cette dernière n'a été remplacée par des figurines en porcelaine qu'à l'époque du 18ème siècle. Les premières représentaient d'ailleurs Jésus, puis un bonnet phrygien pendant la Révolution française. Aujourd'hui, les pâtissiers n'hésitent plus à faire preuve d'originalité avec les santons choisis, puisque ces derniers font le bonheur des collectionneurs.

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