Psycho : qu'est-ce que la résilience ?

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La résilience ? C'est cette capacité à rebondir après un événement traumatique, ou cette acceptation de la nocivité d'une expérience, d'un environnement ou d'un souvenir.
La résilience ? C'est cette capacité à rebondir après un événement traumatique, ou cette acceptation de la nocivité d'une expérience, d'un environnement ou d'un souvenir.
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Choqué par un événement ? L'espoir est sauf. La résilience correspond à la force qu'un individu peut développer pour surmonter un traumatisme. Comment développer cette capacité de résilience ? Acceptation, aide extérieure... Découvrez l'essentiel à propos de la résilience.

La résilience s'applique à l'origine aux objets ou aux matériaux. Stricto sensu, il s'agit de la résistance au choc. En latin, "resilio" signifie revenir en rebondissant. La résilience viendrait après une période de résistance. Cette dernière s'étale sur la période traumatique. Quand la résilience se situe dans l'acceptation des maux psychologiques engendrés par cette période précédente. France Culture s'était entretenu avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui apporte des éléments de compréhension à propos de la résilience.

Comment développer sa résilience ?

La résilience est un trait psychologique qui n'est pas acquis. Il est naturel à tout individu. Même si chacun le possède à des degrés différents, cette force nous habite tous. Comment l'accroître ? Il faut apprendre à accepter les situations. Si fautif il y a, ne pas avoir peur de matérialiser la peine associée est important. La cicatrisation passe par la compréhension de la souffrance. Boris Cyrulnik fait aussi mention de "tuteur de résilience". À la manière d'un confident, ce tuteur vous apporte à travers un geste, une parole, l'idée juste sur vos horizons futurs, s'éloignant du traumatisme. La présence d'un proche est une source inaliénable de force, de courage et d'estime de soi. Selon la sensibilité de la personne concernée, la compétence de résilience peut s'étoffer. De ces épreuves découlerait un enseignement qui correspondrait en partie à la maxime de Nietzsche qui dit que "ce qui ne tue pas rend plus fort".

Des facteurs sécurisants et aggravants

Si tout un chacun porte en soi une capacité de résilience, celle-ci est variable. Comme le rappelait Boris Cyrulnik toujours à France Culture, "l''environnement social et culturel joue sur la capacité à faire preuve de résilience". Le potentiel de résilience de quelqu'un peut évoluer selon son sens naturel à combattre une souffrance, ou par l'acquisition d'un sentiment de sécurité apporté par la sociabilité. Autre facteur dissociant, la culture, dont l'accès varie et qui offre une évasion spirituelle. Notre faculté à mieux valoriser des petits événements de vie aide à gagner en souplesse dans les cas échéants.

Libérer l'artiste qui est en soi

Comme une forme de diversion, le divertissement permet la libération de l'esprit face à ces maux traumatiques. La distraction créative sert d'exutoire, d'outil cathartique. Certains auteurs et artistes se servent d'éléments tristes et marquants pour créer. En détournant son attention de ses problèmes, nous pouvons les oublier, ou au moins atténuer leurs effets néfastes sur l'esprit. La manière de combattre ces sentiments ne sera pas la même chez un enfant que chez un adulte. Quand l'adulte a des outils pour relativiser, et donc apaiser la peine, l'enfant guérira en fonction de son environnement. Ce dernier, stable ou non, correspond à l'image parentale.

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