Le tai-chi, une discipline ancestrale pour apprendre à vivre au ralenti

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Le tai-chi demande de la concentration et de la persévérance.
Le tai-chi demande de la concentration et de la persévérance.
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© Adobe Stock, Robert Kneschke

Également appelé tai-chi-chuan ou taiji quan, le tai-chi est une discipline chinoise ancestrale aux nombreux bienfaits, tant pour le corps que pour le moral. Vous hésitez encore à vous y mettre ? Voici tout ce qu'il faut savoir sur cet art corporel, mêlant gymnastique lente et dimension spirituelle.

Le tai-chi, c'est quoi ?

Les origines du tai-chi sont incertaines et font l'objet de plusieurs légendes et hypothèses. Si la date et le lieu précis de création de cette discipline ne sont pas connus, cette dernière peut en tout cas se targuer d'avoir plusieurs siècles d'existence. Aujourd'hui, elle compte des millions de pratiquants à travers le monde, la plupart résidant en Chine.

Le tai-chi est en premier lieu un art martial présentant des techniques d'autodéfense. Il porte une attention toute particulière à l'énergie (le chi), qui s'élance des racines que constituent les pieds pour rejoindre d'autres parties du corps, notamment les mains. Le but est de se relâcher pour développer une force interne (différente de la force physique pure), tout en souplesse et en dynamisme. À noter qu'il existe aujourd'hui plusieurs styles de tai-chi. Certains se concentrent sur la martialité de la discipline, d'autres font primer la maîtrise de l'énergie interne. En Occident, le style Yang est le plus populaire. Il se caractérise par une pratique lente et relâchée, sans sauts ni prises d'appui violentes. Certains mouvements ont aussi été simplifiés pour rendre le tai-chi accessible au plus grand nombre.

Pourquoi les mouvements sont-ils réalisés au ralenti ?

Effectuer les mouvements du tai-chi de façon lente présente plusieurs avantages. Cela permet notamment de bien déceler d'éventuels blocages, de prendre conscience du transfert du poids d'une jambe à l'autre, ou encore de sentir le passage du courant énergétique. Le pratiquant a également le temps de se concentrer sur sa respiration, et d'apprendre à la coordonner avec ses mouvements. Ces derniers sont en fait un enchaînement de gestes devenant de plus en plus complexes avec la pratique.

Vu de l'extérieur, parce qu'il fait l'éloge de la lenteur et de la sérénité, le tai-chi donne une impression de facilité. Mais ne vous fiez pas à cette image. La discipline requiert de la concentration, de la persévérance et de la mémorisation. Les muscles sont sollicités mais en douceur et en profondeur, sans risque de couper le souffle ou d'abîmer les articulations.

Quels sont les bienfaits du tai-chi pour la santé ?

Le tai-chi-chuan permet d'améliorer sa souplesse, sa coordination et son sens de l'équilibre. Puisqu'il fait travailler le corps tout en apaisant l'esprit, il rend à la fois plus tonique, plus robuste et plus zen. Par ailleurs, des études ont montré que le tai-chi pouvait avoir des effets sur certains symptômes de la maladie de Parkinson, de la polyarthrite rhumatoïde, de la fibromyalgie ou plus globalement sur la gestion de la douleur. Si un effet placebo n'est pas à exclure, pratiquer une telle activité ne peut pas être mauvais pour la santé !

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