5 choses à savoir sur le syndrome de l'imposteur

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Une personne atteinte du syndrome de l'imposteur a toujours le sentiment de ne pas mériter sa place.
Une personne atteinte du syndrome de l'imposteur a toujours le sentiment de ne pas mériter sa place.
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© Adobe Stock, fizkes

Dépréciation, anxiété, complexes... bien loin d'être anodin, le syndrome de l'imposteur cause nombre de dégâts psychologiques chez les personnes qui en souffrent. Zoom sur ce phénomène.

60 à 70% de la population aurait un jour été confronté à ce désagréable sentiment d'imposture. Pourtant, force est de constater que, bien que familier et pour le moins néfaste, ce complexe n'est que très peu mis en lumière. Voici donc 5 choses à savoir pour y voir plus clair.

Ce n'est pas vraiment un syndrome

Baptisé "Syndrome de l'imposteur" par l'ensemble des médias, ce sentiment a été pourtant identifié comme "malaise" en 1978 par deux psychologues américaines : Pauline Rose Clance et Suzanne Imes. Et pour cause, s'il a des effets sur la santé, le sentiment d'imposture n'est en aucun cas une maladie. Mais de quoi s'agit-il exactement ? S'il est naturel et sain d'être empreint de doute par moment, vivre au quotidien dans l'angoisse de ne pas être à la hauteur peut, à contrario, avoir des effets délétères. Il s'agit bien là du syndrome de l'imposteur ! La personne concernée par ce dernier fait face à des doutes maladifs concernant ses capacités et la légitimité de ses succès. Elle a le sentiment de ne pas mériter sa place, notamment au travail, et de duper les autres, pensant fermement qu'elle doit sa réussite au facteur chance, aux relations ou encore à la quantité de tâches abattues. C'est pourquoi, elle craint de ne se faire démasquer à tout moment et vit dans l'angoisse en permanence.

L'environnement familial favoriserait le syndrome de l'imposteur

D'après Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, plusieurs facteurs pourraient déclencher ce malaise, à commencer par l'enfance. En effet lorsque la petite fille ou le petit garçon est survalorisé(e) ou idéalisé(e) par ses parents, il n'est pas rare qu'il/elle développe cette peur de l'échec en ayant l'envie furieuse de ne pas décevoir son entourage. À l'inverse, l'absence totale de valorisation peut conduire aussi à un manque d'estime de l'enfant qui n'a alors pas conscience de son potentiel, sa perception étant faussée. Aussi, le syndrome peut pointer le bout de son nez s'il y a une différence de jugement d'un environnement à un autre, par exemple si l'enfant a été mis sur un piédestal à l'école mais rabaissé à la maison.

Le syndrome de l'imposteur peut être dévastateur

Si vous faites face au syndrome de l'imposteur, vous avez donc tendance à :

• être dans l'incapacité à recevoir et accepter les compliments, qui ne sont pas justifiés selon vous ;

• attribuer vos propres succès aux autres ;

• vous critiquer sévèrement, ne voyant que le négatif et occultant vos qualités ;

• vous comparer aux autres en vous dénigrant ;

• craindre de demander de l'aide aux autres lorsque vous êtes en difficulté par peur d'être jugé ;

• être perfectionniste et faire du zèle pour que l'on ne puisse pas vous faire de reproche et ainsi donner une bonne image de vous. Mais vous pouvez aussi procrastiner, étant paralysé par la peur de ne pas réussir ;

• fuir ou éviter toutes situations où vous êtes au centre de l'attention par peur que cette soi-disant imposture ne soit révélée.

Il ne concerne pas que les femmes

Dans les années 70, lorsque ce sentiment d'imposture a été mis en lumière, ce sont les femmes qui étaient visées par cette propension à douter grandement. Puis, de récentes études sont venues balayer cette idée que seule la gente féminine était concernée, le syndrome de l'imposteur touchant principalement les personnes ayant une carrière professionnelle réussie.

Oui, on peut s'en sortir !

Comme évoqué plus haut, le syndrome de l'imposteur n'est pas comparable à une pathologie mentale. De ce fait, vous pouvez vous défaire de cet engrenage, facteur de stress. Comment ? En demandant de l'aide à un psychologue, par exemple, avec lequel vous pourrez travailler sur les origines de ce malaise.

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