Plaisir féminin : et si on balayait les idées reçues ?

Plaisir féminin : et si on balayait les idées reçues ?
Le plaisir féminin souffre encore de nombreux préjugés.

Bien que les mentalités et la connaissance du corps des femmes évoluent avec le temps, le chemin est encore long en matière de plaisir féminin. Nombreuses sont celles qui doivent composer avec les nombreuses idées reçues inculquées par la société et l'industrie de la pornographie, au point d'en culpabiliser. Voici donc les principaux préjugés à balayer d'un revers de la main.

Mauvaise élève lorsqu'il s'agit du plaisir féminin, la France possède l'un des plus forts taux de femmes insatisfaites en Europe (bien plus important que ses voisins comme l'Allemagne ou l'Italie). La raison ? La méconnaissance, tant sur le plan physique que psychique, de leur corps et de leur vie sexuelle en raison de trop nombreuses idées reçues partagées par l'industrie pornographique et la société. Ainsi, à travers une étude Ifop réalisée en mars 2021 pour The Poken Company sur un échantillon de 5026 femmes âgées de 18 ans ou plus, 35% d'entre elles affirment ne pas être satisfaites de leur vie sexuelle. Une augmentation notable depuis 2016, où les chiffres n'atteignaient que 31%. Quel genre de préjugés peuvent ainsi amener les femmes à ne pas profiter du plaisir sexuel autant que leur partenaire ?

Les pannes sexuelles

Souvent, les pannes sexuelles (malgré toute la stimulation du ou de la partenaire lors des préliminaires) génèrent un vent de panique chez les femmes. En raison de nombreuses idées reçues, mais aussi du manque de connaissances sur la vie sexuelle, beaucoup sont persuadées que ce blocage vient d'un problème physique chez elles. Si tel est le cas aussi pour vous, nul besoin de stresser et de vous culpabiliser : cela peut tout à fait survenir inopinément et cela ne signifie pas que vous n'aimez pas votre partenaire ni ne le désirez pas. Lors d'un rapport, pour réussir à lâcher prise et à apprécier l'instant présent, tout un tas de conditions doivent être réunies : un cas de contrariété de n'importe quel genre, professionnel ou privé, et en cas de problème physique (douleur, blessure...), l'excitation (qui joue un rôle de lubrifiant chez les femmes, comme elle est responsable de l'érection chez l'homme) peut ne pas être au rendez-vous.

L'orgasme démystifié

Parmi les nombreuses idées préconçues sur l'activité sexuelle des femmes, celles sur l'orgasme font beaucoup de bruit. On entend souvent, par exemple, que ne pas parvenir à ce point culminant est synonyme d'insatisfaction : il s'agit en réalité d'un mythe qui s'avère très culpabilisant. Il est tout à fait possible de prendre du plaisir sans aller jusqu'à l'orgasme. Les préjugés veulent également que, lorsqu'une femme n'atteint jamais celui-ci, elle souffre aussi d'un trouble du désir sexuel. Une affirmation fausse car on sait aujourd'hui que l'anorgasmie existe. Enfin, l'un des stéréotypes les plus répandus avance qu'il existe deux types de femmes : les "vaginales" et "clitoridiennes". Les premières prendraient du plaisir uniquement par la pénétration, quand les autres n'apprécieraient que la stimulation du clitoris. Si l'on se fie à la chimie du corps, la femme prendrait dans tous les cas uniquement du plaisir à travers le clitoris. Car oui, il peut être aussi stimulé de l'intérieur !

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