Tanorexie : quand le bronzage devient une addiction

Tanorexie : quand le bronzage devient une addiction
Mentir sur son temps d'exposition peut être un signe de tanorexie.

Peu connue du grand public, la tanorexie - ou dépendance au soleil - est un sujet pourtant sérieux dont les risques pour la peau ne sont pas inexistants.

Certaines addictions comme la dépendance à l'alcool ou au tabac sont connues de tous. Et puis il y en a d'autres, encore peu médiatisées, qui peuvent prêter à sourire. L'addiction au bronzage (qui peut porter les noms de tanorexie, tanoholisme ou bronzomanie) est un phénomène étudié par des chercheurs américains depuis le début des années 2000. Marqueur social, culte de la performance... le bronzage est valorisé dans la société actuelle, au point de devenir pour certains une obsession.

"Un teint hâlé signifie que l'on revient de vacances, que l'on a pris du temps pour soi", explique Dan Véléa, psychiatre et addictologue à Paris, à L'Express. Si bien qu'en 2017, une étude a démontré des symptômes similaires entre l'addiction au bronzage, et celle à la cocaïne. "Une envie de bronzer dès le réveil, un besoin de 'doses' croissantes, une anxiété en cas d'arrêt, de la culpabilité et un agacement face aux remarques de l'entourage", énumère le chercheur Joel Hillhouse dans le journal scientifique américain Experimental and Clinical Psychopharmacology.

Comment détecter une addiction au bronzage ?

"Une incapacité à répondre à ses obligations familiales ou professionnelles" ou "l'abandon de certaines activités" au profit du bronzage sont des signes qui doivent alerter selon Dan Véléa, tout comme le fait de mentir sur son temps d'exposition ou de ne jamais se voir "assez bronzé". Une fois le diagnostic posé, une thérapie par le travail sur l'image de soi est souvent nécessaire.

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