Rachida Dati, critiquée sur son physique : "Je n'ai pas de comptes à rendre"

Rachida Dati, critiquée sur son physique : "Je n'ai pas de comptes à rendre"
Rachida Dati lors d'un meeting à Bordeaux, le 12 novembre 2016.

Lors d'une interview accordée à Télé-Loisirs, Rachida Dati est revenue sans détour sur les remarques désobligeantes et surtout sexistes dont elle est victime depuis qu'elle est une femme politique médiatisée.

Rachida Dati s'est prêtée au jeu de L'interview sans filtre de Télé-Loisirs, à paraître dans son intégralité sur le site du magazine dimanche 15 décembre 2019. Au cours de la vidéo, l'ancienne ministre de 54 ans a notamment parlé du sexisme en politique, dont elle a été victime tout au long de sa carrière.

Des remarques sexistes permanentes

"Quand on vous interdit de mettre du rouge à lèvres, qu'on vous dit que c'est mieux quand vous n'avez pas les talons... Quand j'étais enceinte, c'était encore pire. Parce que quand vous êtes enceinte, vous avez toute votre féminité qui exulte, y compris physiquement. Donc vous entendez de tout", a-t-elle d'abord déploré. Et la maman célibataire de la petite Zohra de poursuivre : "Certains se permettent des commentaires hideux. Et vous pouvez y répondre mais même quand vous y répondez, ils ne comprennent pas la nature de votre réponse. Ils peuvent recommencer le lendemain. Et puis toute la période de ma grossesse, j'ai trouvé honteuse la manière dont certains politiques et même certains journalistes se sont comportés."

La femme politique française a ensuite expliqué être constamment l'objet de critiques sur son physique et ses tenues vestimentaires dans les médias. "Plus d'une fois, effectivement, vous êtes fatiguée, pas maquillée, pas coiffée... Vous arrivez à l'arrache sur un plateau de télé ou une radio puis après on vous dit 'Oh la la, elle est moche, elle est ceci et tout'. Moi, ça m'est égal. Honnêtement, ça ne me touche pas. Au bout d'un moment vous dites 'J'ai envie de vivre comme je veux'. (...) Ce sont des attaques que connaissent toutes les femmes, en tout cas la plupart des femmes publiques. Je n'ai pas de comptes à rendre," a-t-elle martelé.

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