Pourquoi ne sent-on plus son propre parfum ?

Pourquoi ne sent-on plus son propre parfum ?
Lorsque le cerveau s'habitue à une odeur, il finit par la "bloquer".

Marine Cournede

Un constat observé maintes et maintes fois qui, bizarrement, met en cause non pas le nez, mais le cerveau. Voilà pourquoi vous captez toutes les effluves de vos voisins, mais pas les vôtres.

Vous est-il déjà arrivé d'humer avec délectation le parfum d'une personne située à vos côtés et de penser immédiatement, en vous rappelant vos trois sprays d'élixir du matin même : "Est-ce que cette personne sent mon parfum de la même manière ?" Parce que oui, vous voilà enivrée par la fragrance de votre voisine, mais il vous est curieusement difficile de sentir la vôtre. "J'ai un parfum léger, c'est sûrement pour ça" ou "Elle a du en mettre beaucoup plus que moi" sont vos premières théories concernant ce phénomène, mais que nenni.

L'adaptation olfactive

En réalité cette occurrence a un nom : l'adaptation olfactive (ou plus communément, la fatigue du nez) et elle s'explique par la façon dont le corps, et surtout le cerveau, réagit au danger. En effet, lorsque le nez détecte une odeur, 10 millions de récepteurs olfactifs sont alors stimulés, provoquant l'acheminement de messages nerveux par le nerf olfactif jusqu'au cerveau. Lorsque le corps s'habitue à une odeur, il finit par la répertorier comme sans danger, et la bloque, pour permettre au nez de se mettre en quête de nouvelles odeurs, potentiellement à risques.

Ainsi, comme l'explique le parfumeur Romano Ricci à Glamour "le cerveau s'acclimate petit à petit à un parfum en le classant parmi les informations qui ne sont plus dangereuses et décide d'en prendre de moins en moins note, même si l'odeur est toujours aussi présente qu'au premier jour".

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