Le confinement responsable d'une hausse des opérations esthétiques ?

Le confinement responsable d'une hausse des opérations esthétiques ?
Comment expliquer la hausse subite des opérations de chirurgie esthétique ?

Même une crise sanitaire mondiale n'a pas réduit l'attrait de la population pour les injections et autres opérations de chirurgies esthétiques. Bien au contraire d'ailleurs, les confinements successifs et l'imposition du télétravail massif auraient contribué à faire exploser les demandes de chirurgies esthétiques.

C'est un phénomène mis en lumière par de nombreux médias à travers le monde depuis la fin de l'année 2020. Et il a été confirmé par une enquête menée par Sophia Khatsenkova du journal Le Parisien auprès de la Clinique des Champs Elysées de Paris (et à Lille) et relayée sur le site de celle-ci. Ainsi, la directrice Tracy Cohen - Sayag affirme avoir enregistré "une hausse de 30%" des prises de rendez-vous en vue d'une chirurgie esthétique depuis mai 2020. Les procédures les plus demandées "étant le botox en médecine esthétique et la liposuccion, les prothèses mammaires et le lifting du visage en chirurgie". Cela serait notamment dû aux relations quasi-exclusivement virtuelles développées ces derniers mois. Et oui, les réseaux sociaux et autres plateformes de vidéoconférences utiles au travail influeraient sur l'image que l'on a de soi et surtout... celle que l'on veut renvoyer aux autres.

La faute aux écrans ?

"Pendant le confinement, les gens étaient en télétravail en visioconférence. Pour beaucoup d'entre eux, ils n'étaient pas habitués à se voir toute la journée sur leur écran. Certains ont développé une image négative de leur apparence en remarquant tous leurs petits défauts qu'ils ne voyaient pas auparavant", explique la responsable de la clinique. Un phénomène que met également en avant la revue Facial Plastic Surgery & Aesthetic Medicine dans une étude parue le 6 novembre 2020. Les chercheurs mettent en avant un trouble de dysmorphie corporelle, autrement dit une préoccupation concernant un défaut souvent imaginaire de l'apparence physique. Le tout lié au "zooming", mot dérivé de la plateforme de visioconférence éponyme.

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