Jane Birkin revient sur son parcours beauté et ses anciens complexes

Jane Birkin revient sur son parcours beauté et ses anciens complexes
Jane Birkin à la soirée hommage Agnès Varda au CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) à Paris, le 8 avril 2019.

Depuis l'enfance, Jane Birkin a un rapport assez compliqué à son corps et à sa beauté, comme elle l'a expliqué dans les colonnes du Elle britannique, le 27 octobre 2020.

Lors d'une interview accordée au Elle UK, Jane Birkin a avoué qu'elle n'avait pas conscience d'être jolie étant enfant. "J'ai toujours eu le sentiment d'être inachevée. Quand j'étais jeune, (...) je n'aurais jamais imaginé que je serais considérée comme jolie. (...) J'ai toujours pensé que ma mère considérait ma soeur comme plus jolie que moi parce qu'elles se ressemblaient. Je ne pense pas que ce soit le cas, mais c'est ce que je pensais", a-t-elle d'abord confié.

Et la maman de Charlotte Gainsbourg et Lou Douillon de poursuivre : "Même mon frère était plus beau que moi à sa façon : il mettait un foulard sur sa tête, et il ressemblait exactement à ma mère. Moi, par contre, j'ai pris de mon père. Au pensionnat, on me taquinait parce que j'étais 'mi-garçon, mi-fille', parce que je n'avais pas de poitrine. Je n'étais jamais en phase avec ce que les autres pensaient être normal."

Libérée de ses complexes grâce à sa rencontre avec Serge Gainsbourg

Les complexes de la plus Française des Britanniques l'ont alors suivie jusqu'à sa vie d'adulte. "Quand j'ai épousé le compositeur John Barry à l'âge de 18 ans, j'étais juste un visage (...) caché derrière un masque de maquillage. Je correspondais à l'image de la 'jolie anglaise' des années 1960. Je n'étais pas aussi belle que Jean Shrimpton, qui était mon icône, mais la mode de l'époque m'a aidé, avec des minijupes très courtes et des coupes de cheveux blondes avec une frange. Tout au long de mon mariage avec John, je dormais avec un crayon khôl sous mon oreiller. S'il se réveillait dans la nuit, je pouvais le mettre, afin qu'il ne pense pas que j'ai de petits yeux de cochon", s'est-elle remémorée.

Et Jane Birkin de conclure : "Ce n'est que lorsque j'ai quitté John et que je me suis rendue en France, où j'ai rencontré Serge Gainsbourg lors d'une audition pour le film 'Slogan', que je me suis enfin sentie en paix avec mon look, et que j'ai réalisé que j'étais attirante à ma façon."

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