Camélia Jordana : "J'ai appris à soigner mon corps grâce au sport"

Camélia Jordana : "J'ai appris à soigner mon corps grâce au sport"
Camélia Jordana au photocall du film "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait" au Festival du film Francophone d'Angoulême, le 29 Août 2020.

Nommée aux prochains César dans la catégorie meilleure actrice pour le film "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait" réalisé par Emmanuel Mouret et sorti en septembre 2020, Camélia Jordana s'est confiée sur ses complexes corporels qui lui ont gâché une certaine période de sa vie.

"Dès l'adolescence, j'ai été dans une quête de la minceur, voire de la maigreur, commence par expliquer Camélia Jordana à nos confrères. Aujourd'hui, ça ne m'intéresse plus du tout. Ce qui m'intéresse, c'est d'accepter, d'embrasser et d'aimer ce que je suis, y compris le moins normé." Avant de parvenir à aimer son corps et prononcer ces mots dans une interview publiée le 5 mars 2021 par l'équipe.fr, il lui aura fallu du temps. Et c'est grâce au sport que la jeune femme d'aujourd'hui 28 ans a "appris à soigner corps, à en prendre soin".

"J'étais en comparaison permanente avec les autres"

Si elle a fait beaucoup de sport étant petite (natation synchronisée, judo, volley, handball et autres), celle qui fait aujourd'hui 5 séances de sport de 30 minutes par semaine "traîne encore des complexes" notamment dus au milieu professionnel dans lequel elle évolue. En effet, l'artiste révélée dans l'émission La Nouvelle Star en 2009 explique : "II y a toujours des choses qu'on aimerait évacuer, mais même s'il me reste du travail, j'ai l'impression d'avoir déconstruit beaucoup de choses. Cela n'a pas toujours été simple parce qu'en évoluant dans des industries où l'image est à ce point centrale - ce que j'adore, par ailleurs -, je suis soumise en permanence à mon propre regard en plus de celui des gens, et c'est intense !" Et de poursuivre : "Il y a le regard des autres, mais il y a aussi le corps des autres. Il a longtemps été très influent pour moi. J'étais en comparaison permanente. Aujourd'hui, j'essaie de l'être le moins possible parce que ça n'a vraiment aucun intérêt et que c'est très polluant, mais on est dans une société où l'on est tenu de se regarder tout le temps, de s'épier, de se comparer, c'est très complexant".

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