Packagings des cosmétiques : quelles alternatives au plastique ?

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Le verre, une alternative green au plastique, à condition que son poids soit allégé.
Le verre, une alternative green au plastique, à condition que son poids soit allégé.
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© Adobe Stock, Monika

Jessica Xavier

Le plastique n'est plus fantastique. La cosmétique qui a pris conscience du poids environnemental de ses emballages plastiques tente de s'en débarrasser. Mais quelles sont les alternatives écolo ? Éléments de réponse.

Votre pot de crème de jour ou votre tube de contour de l'oeil ne sont pas si anodins en terme d'impact écologique. Souvent en plastique, pas toujours recyclables ni recyclés, les emballages pèsent lourd dans la balance environnementale. D'objet de désir ils sont passés au stade de déchet pollueur de la planète. Conscientes de ce problème, les marques de cosmétiques tablent sur de nouvelles alternatives...

Le green plastique

Bon gré mal gré, les marques n'ont d'autres choix que de se mettre au plastique recyclable puisqu'une directive de la Commission européenne prévoit que tous les emballages plastiques soient recyclables d'ici 2030. Et pour mettre un peu plus la pression aux industriels et aux États, la Chine qui recyclait jusqu'à maintenant bon nombre du plastique occidental, interdit désormais ces importations. Le plastique dans sa version actuelle vit certainement ses dernières heures. Aussi, l'industrie cosmétique planche sur l'après-plastique : les grandes marques semblent travailler de concert à des packs éco-conçus quand L'Occitane signe un accord d'approvisionnement avec une société spécialisée dans le plastique recyclé.

Le plastique végétal s'impose comme une nouvelle alternative à ce matériau qui est dans certains cas (les tubes) encore difficilement recyclé et recyclable. Des marques comme Annemarie Börlind, Laboratoires de Biarritz, Caudalie, les groupes Léa Nature ou Pierre Fabre se tournent de plus en plus vers des emballages en plastique végétal en amidon de blé, de fécule de pomme de terre ou de fibres de cannes à sucre dont le processus de fabrication émettrait deux fois moins de CO2 que le plastique recyclé.

Le retour du verre ?

Le verre, s'il est bien collecté, plus facilement recyclé que le plastique et recyclable à l'infini, n'est pas non plus la panacée. Sa fabrication est en effet coûteuse et énergivore, il est lourd et encombrant et demande plus d'espace de stockage. De ce fait, son éco-bilan en matière de transport et de logistique est moins bon que celui du plastique. Mais il pourrait tout de même être une solution pour les petits pots. D'autant plus que pour réduire son bilan carbone, les marques travaillent aussi à un verre plus léger.

Les alternatives aux emballages cosmétiques ?

Pour éviter les déchets, la meilleure solution est bien sûr de ne pas en produire. Quand cela est possible, il est préférable de se tourner vers des versions solides comme les savons, shampoings et autres dentifrices sous forme de pain comme le fait l'une des marques pionnières en la matière : Lush. Les produits rechargeables directement en magasin sont aussi un moyen à étudier pour limiter les emballages. Les recharges c'est ce que propose Thierry Mugler avec ses flacons ressourçables ou bien Dior dont 80% des sérums et crèmes sont rechargeables.

Dernière alternative pour créer moins de déchets : acheter moins de cosmétiques. Mais cela impose l'idée de moins consommer. Clients et industriels sont-ils prêts pour cette alternative ?

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