Visiter une ville fantôme : bonne ou mauvaise idée ?

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La ville fantôme d'Humberstone, au Chili.
La ville fantôme d'Humberstone, au Chili.
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© Adobe Stock, estivillml

Aux quatre coins du monde se trouvent des villes fantômes aux histoires diverses. Certaines ont été abandonnées petit à petit en raison de l'absence d'activité économique, d'autres ont connu une tragédie ou l'exode rural. Figées dans le temps, elles attirent les curieux. Mais les visiter est-il vraiment une bonne idée ?

Des vestiges du passé qui fascinent

Craco en Italie, Pyramiden en Norvège, Humberstone au Chili, Oradour-sur-Glane en France, Kolmanskop en Namibie ou encore Prypiat près de Tchernobyl en Ukraine... Éparpillées dans le monde entier, nombreuses sont les villes autrefois habitées qui sont désormais abandonnées. Pour les voyageurs en quête de tourisme insolite, elles permettent de sortir des lieux très prisés et de plonger dans le passé. Car les villes fantômes témoignent toutes de quelque chose : la fin de la ruée vers l'or, la fermeture des lignes de chemins de fer, un accident industriel, une catastrophe naturelle, une désaffection de mine, une guerre... Laissées telles quelles depuis leur abandon, elles permettent de mieux comprendre ce qu'il s'est passé et la manière dont vivaient les habitants à l'époque.

Des lieux pour les amateurs de photos et de frissons

Visiter une ville fantôme présente d'autres avantages. Cela permet d'observer des paysages uniques en leur genre, où la nature reprend peu à peu ses droits sur les constructions humaines. De quoi s'émerveiller et prendre de superbes photos ! Ce type de tourisme offre également l'occasion de se prendre pour un explorateur à la découverte d'une cité perdue. Mais aussi, pour les amateurs de frissons, de s'amuser à se faire peur : "ville fantôme", c'est une expression qui semble tout droit sortie d'un film d'épouvante, non ?

Dangers et dégradations : les inconvénients des visites de villes fantômes

Envie d'explorer une ville abandonnée par ses habitants ? Sachez en premier lieu que ce n'est pas sans danger. Car qui dit abandon dit ruines, bâtiments délabrés et zones non sécurisées. Faites donc attention aux chemins que vous empruntez et à ce que vous touchez !

En raison de cette dangerosité, plusieurs villes fantômes sont devenues interdites au public. Décider de s'y rendre revient donc à outrepasser la loi et à s'exposer à des sanctions. Il en va de même pour les sites plus petits qui, même abandonnés, restent des propriétés privées. Par ailleurs, les villes fantômes sont souvent soumises à des dégradations causées par des visiteurs peu scrupuleux : tags, vol d'objets... Pour lutter contre tous ces problèmes, certaines ne sont donc ouvertes que partiellement, ou bien nécessitent de passer par une visite guidée. Avant de vous rendre dans une cité à l'abandon, renseignez-vous donc sur les conditions à suivre et prenez garde à toujours respecter les lieux.

Des visites parfois liées au tourisme noir

Si beaucoup de villes fantômes ont été abandonnées pour des raisons économiques, d'autres sont associées à la mort, à la souffrance ou à la catastrophe. Elles attirent des visiteurs en quête d'un voyeurisme assez malsain qui pose des problèmes d'ordre moral. C'est ce que l'on appelle le tourisme noir ou tourisme macabre. Rien, cependant, n'interdit cette pratique. À vous de vous interroger sur les raisons qui vous poussent à vouloir visiter le village-martyr d'Oradour-sur-Glane ou la ville ukrainienne de Prypiat.

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