Qu'est-ce que la méthode BISOU pour limiter la surconsommation ?

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La méthode BISOU vous pousse à réfléchir avant d'acheter.
La méthode BISOU vous pousse à réfléchir avant d'acheter.
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© Adobe Stock, nenetus

Faire des achats de façon impulsive peut permettre de satisfaire une envie de shopping, mais pousse généralement les consommateurs à craquer pour des choses dont ils n'ont pas véritablement besoin. Pour lutter contre ce phénomène de surconsommation nocif pour la planète comme pour vos économies, il existe toutefois une méthode au nom tout doux. Elle s'appelle "BISOU".

D'où vient la méthode BISOU ?

Cette méthode pour limiter la surconsommation a été imaginée par deux femmes : Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken. Ces dernières se sont faites connaître en créant un groupe Facebook dédié à la gestion budgétaire, au minimalisme et aux moyens de limiter la surconsommation. Ses membres sont surnommés les "Licornes" par ses deux fondatrices et il regroupe pas loin de 200 000 abonnés. Le groupe est destiné à favoriser l'entraide dans la gestion budgétaire quotidienne, mais avec la particularité de rassembler des personnes orientées ou intéressées par l'écologie, le minimalisme et la simplification volontaire.

Fortes de leur popularité, les deux femmes ont écrit un livre : "J'arrête de surconsommer ! 21 jours pour sauver la planète et mon compte en banque" (Editions Eyrolles). Et c'est dans ses pages qu'elles ont dévoilé le concept de la méthode BISOU.

Des initiales pour se poser les bonnes questions.

Bien sûr, l'objectif de la méthode BISOU n'est pas d'embrasser les achats en tout genre, bien au contraire. Elle pousse en réalité les consommateurs et consommatrices à se poser cinq questions avant de faire un achat impulsif dont ils et elles n'auront peut-être pas l'utilité. Les voici :

- B comme besoin : est-ce que vous avez vraiment besoin de cet objet ou de ce vêtement ? Va-t-il vraiment être utile ou va-t-il prendre la poussière sur une étagère ou dans un placard avant d'être jeté ou revendu ? Est-ce vous qui en avez vraiment besoin, ou est-ce une stratégie marketing qui vous pousse à l'achat ?

- I comme immédiat : avez-vous besoin de cet objet de manière immédiate ? Si la réponse est non, prenez quelques jours de réflexion pour voir si vous aurez toujours envie de l'acheter la semaine prochaine, et pour réfléchir aux questions suivantes :

- S comme semblable : est-ce que vous ne posséderiez pas déjà un vêtement similaire ou un objet qui remplit les mêmes fonctions, et qui est toujours en parfait état de fonctionnement ?

- O comme origine : d'où vient ce produit ? Dans quelles conditions a-t-il été fabriqué ? Entre l'impact écologique d'un produit créé au bout du monde, la cause des Ouïghours qui fait la Une de l'actualité et les nouvelles taxes sur les objets qui viennent de l'étranger, la question prend tout son sens.

- U comme utile : ce dernier point reprend le tout premier, mais permet de se reposer la question d'une autre manière. Vous arriviez très bien à vivre avant de l'avoir, et vous pourriez toujours vous en passer sans problème ? Alors, il n'est pas nécessairement utile de l'acheter.

Si, au-delà de ces questions, vous êtes persuadés de faire un achat intelligent, en étant conscient des tenants et des aboutissants, vous pouvez vous lancer ! Sinon, reposez-le. La planète comme votre compte en banque vous dira merci.

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